Lettre conjointe de la société civile — 24 août 2026
À l’approche de la 63ème session du Conseil des droits de l’homme des Nations Unies (7 septembre-7 octobre 2026), 40 organisations de la société civile, dont Tournons la Page-Burundi, exhortent les États membres à renouveler le mandat du Rapporteur spécial sur la situation des droits de l’homme au Burundi, alors que le pays entre dans un cycle électoral menant à la présidentielle de mai 2027.
Les signataires alertent sur la persistance des violations graves : disparitions forcées attribuées à des acteurs étatiques et à la ligue de jeunesse du parti au pouvoir (Imbonerakure), exécutions extrajudiciaires dont la mort suspecte du ministre de la Communication Gabby Bugaga en avril 2026, conditions carcérales inhumaines, détentions arbitraires prolongées, représailles contre des avocats ayant coopéré avec l’ONU, et intimidations visant journalistes et défenseurs des droits humains. S’y ajoute une crise socio-économique aiguë (87% de la population sous le seuil d’extrême pauvreté), aggravée par les rapatriements forcés de réfugiés depuis la Tanzanie et l’exode des enseignants et médecins.
Avec un monopartisme de fait consolidé par le CNDD-FDD depuis les élections de 2025 et le démantèlement progressif de l’Accord d’Arusha, les organisations appellent le Conseil à maintenir sa surveillance, prolonger le mandat du Rapporteur spécial, et exhorter le Gouvernement burundais à coopérer pleinement avec les mécanismes onusiens.
HRC63 – Civil society letter on BURUNDI (French)
